Glossaire

A

L'apoptose (ou mort cellulaire programmée) est le processus par lequel des cellules déclenchent leur autodestruction en réponse à un signal. C'est l'une des voies possibles de la mort cellulaire, qui est physiologique, génétiquement programmée, nécessaire à la survie des organismes multicellulaires.

Elle est en équilibre constant avec la prolifération cellulaire.

Contrairement à la nécrose, elle ne provoque pas d'inflammation : les membranes plasmiques ne sont pas détruites, du moins dans un premier temps, et la cellule émet des signaux (en particulier, elle expose sur le feuillet externe de sa membrane plasmique de la phosphatidylsérine, un phospholipide normalement constitutif de son feuillet interne) qui permettront sa phagocytose par des globules blancs, notamment des macrophages.

E

Les champs électromagnétiques (CEM) sont une combinaison de champs de force électriques et magnétiques. Ils sont générés naturellement ou à cause d'activités humaines.

Les champs électromagnétiques naturels sont, par exemple, le champ magnétique terrestre statique auquel nous sommes constamment exposés, les champs électriques provoqués par les charges électriques dans les nuages ou par l'électricité statique produite quand deux objets sont frottés l'un contre l'autre, ou encore les champs électriques et magnétiques provoqués soudainement par la foudre, etc.

Les champs électromagnétiques d'origine humaine sont par exemple générés par des sources de fréquence extrêmement basse, telles que les lignes électriques, les câblages et les appareils électroménagers, de même que par des sources de plus haute fréquence comme les ondes radio, les ondes de télévision et, plus récemment, celles des téléphones portables et de leurs antennes.

Extrêmement basse fréquence, entre 3 et 30 Hz. Exemple : fréquences du cerveau humain

Extrêmement haute fréquence, “bande millimétrique”, entre 110 et 300 GHz Exemple : 5G, radar de conduite de tir , scanners de sécurité, réseaux sans fil courte portée, recherche scientifique.

F

Une figure fractale est un objet mathématique, telle une courbe ou une surface, qui présente une structure similaire à toutes les échelles.L'adjectif « fractal », à partir duquel l'usage a imposé le substantif une fractale pour désigner une figure ou une équation de géométrie fractale, est un néologisme créé par Benoît Mandelbrot en 1975 à partir de la racine latine fractus, qui signifie « brisé », « irrégulier », et de la désinence -al présente dans les adjectifs naval et banal (pluriels : navals, banals, fractals). De nombreux phénomènes naturels – comme le tracé des lignes de côtes ou l'aspect du chou romanesco – possèdent des formes fractales approximatives.

Des formes fractales approximatives sont facilement observables dans la nature. Ces objets ont une structure autosimilaire sur une échelle étendue, mais finie : les nuages, les flocons de neige, les montagnes, les réseaux de rivières, le chou-fleur ou le brocoli, et les vaisseaux sanguins.Les arbres et les fougères sont de nature fractale et peuvent être modélisés par ordinateur à l'aide d'algorithmes récursifs comme les L-Systems. La nature récursive est évidente dans ces exemples ; la branche d'un arbre ou la fronde d'une fougère sont des répliques miniatures de l'ensemble : pas identiques, mais de forme similaire.La surface d'une montagne peut être modélisée sur ordinateur en utilisant une fractale : prenons un triangle dans un espace tridimensionnel dont nous connectons les milieux de chaque côté par des segments, il en résulte quatre triangles. Les points centraux sont ensuite déplacés aléatoirement vers le haut ou le bas, dans un rayon défini. La procédure est répétée, diminuant le rayon de moitié à chaque itération. La nature récursive de l'algorithme garantit que le tout est statistiquement similaire à chaque détail.Enfin, certains astrophysiciens ont remarqué des similitudes dans la répartition de la matière dans l'Univers à six échelles différentes. Les effondrements successifs de nuages interstellaires, dus à la gravité, seraient à l'origine de cette structure (partiellement) fractale. Ce point de vue a donné naissance au modèle de l'univers fractal, décrivant un univers fondé sur les fractales.

H

En biologie et en systémique, l’homéostasie est un phénomène par lequel un facteur clé (par exemple, température) est maintenu autour d'une valeur bénéfique pour le système considéré, grâce à un processus de régulation. Des exemples typiques d'homéostasie sont : la température d'une pièce grâce à un thermostat, la température du corps d'un animal homéotherme, le taux de sucre sanguin, le degré d'acidité d'un milieu, la pression interne d'un milieu... Plus globalement, on désigne aussi par homéostasie la capacité globale d'un système à maintenir tout un ensemble de tels facteurs clés, notamment chez un organisme vivant.

Opérant comme un système de régulation, l’homéostasie requiert un capteur (naturel ou artificiel) qui mesure le facteur réel, un actionneur capable d'agir sur sa valeur, et entre les deux un processus d'ajustement permettant de faire varier l'activité de l'actionneur en fonction de la valeur mesurée. En automatisme, il s'agit d'un centre de contrôle quelconque (thermostat, variateur de vitesse...) ; dans un organisme, une multitude de phénomènes existent qui jouent le même rôle de principe. Par exemple, pour la régulation du taux de sucre sanguin, toute une cascade de processus biochimiques impliquant plusieurs hormones participe à cet ajustement. Le concept d'homéostasie en biologie est critiqué par certains auteurs car de nombreuses quantités biologiques ne varient pas autour d'une moyenne cible mais varient au contraire de manière complexe.

M

Le rayonnement micro-ondes comprend les gammes de fréquences suivantes : VHF, UHF, SHF et EHF. Voir le glossaire pour plus d'informations.

N

(en physiologie) La réaction des tissus corporels à l'oxyde nitrique , à l'oxyde nitreux ou à des espèces similaires à des niveaux supérieurs à ceux qui peuvent être neutralisés.

Le peroxynitrite est un oxydant biologique puissant formé par la réaction de deux radicaux libres, le superoxyde et le monoxyde d'azote. Il inflige des dommages sévères à la plupart des biomolécules – protéines, lipides et acides nucléiques – par des processus d'oxydation directe ou par la génération secondaire de radicaux libres très réactifs. Lorsque ces dommages atteignent un seuil critique, ils entraînent la mort cellulaire par nécrose ou apoptose. Une production excessive de peroxynitrite joue un rôle clé dans les lésions et dysfonctions d'organes associées au choc circulatoire et à l'ischémie-reperfusion.

O

Le stress oxydatif est un déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants dans votre corps. Les radicaux libres sont des molécules contenants de l’oxygène, avec un nombre inégal d’électrons. Ce nombre impair facilite une réaction avec d’autres molécules. Les radicaux libres peuvent causer des réactions chimiques à la chaine, à cause de cette facilité. Ces réactions sont l’oxydation. Elle peut être bénéfique ou détrimentaire. Les antioxydants sont des molécules qui donnent un électron à un radical libre, sans se déstabiliser dans le processus. Ceci permet au radical libre de se stabiliser et d’être moins réactif. 

L’oxydation a lieu dans le corps et c’est un processus normal et nécessaire. Par contre, le stress oxydatif apparait quand il y a un déséquilibre entre l’activité des radicaux libres et les antioxydants. Quand tout fonctionne bien, les radicaux libres peuvent aider à combattre les pathogènes, qui peuvent mener à des infections. 

P

Le paramagnétisme désigne en magnétisme le comportement d'un milieu matériel qui ne possède pas d'aimantation spontanée mais qui, sous l'effet d'un champ magnétique extérieur, acquiert une aimantation dirigée dans le même sens que ce champ d'excitation. Un matériau paramagnétique possède donc une susceptibilité magnétique de valeur positive (contrairement aux matériaux diamagnétiques), en général assez faible. Cette aimantation disparaît lorsque le champ d'excitation est coupé, il n'y a donc pas de phénomène d'hystérésis comme pour le ferromagnétisme.

Le paramagnétisme ne désigne pas une propriété intrinsèque d'un matériau mais un comportement en réponse à un champ magnétique, comportement qui peut changer selon les conditions considérées. Ainsi, un matériau ferromagnétique devient paramagnétique quand sa température dépasse sa température de Curie.À l'échelle microscopique, on peut décrire un matériau paramagnétique comme un ensemble de dipôles magnétiques indépendants. La réponse du système à un champ magnétique appliqué est alors déterminée par le rapport de forces entre l'énergie magnétique d'une part qui tend à ordonner les dipôles en les alignant selon le champ appliqué, et l'énergie d'agitation thermique d'autre part qui favorise le désordre. Le traitement de ce problème par la physique statistique permet de démontrer la loi de Curie qui affirme que la susceptibilité magnétique d'un matériau paramagnétique est inversement proportionnelle à la température.

La piézoélectricité (du grec πιέζειν, piézein, presser, appuyer) est la propriété que possèdent certains matériaux de se polariser électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique et réciproquement de se déformer lorsqu’on leur applique un champ électrique. Les deux effets sont indissociables. Le premier est appelé effet piézoélectrique direct ; le second effet piézoélectrique inverse. Cette propriété trouve un très grand nombre d’applications dans l’industrie et la vie quotidienne. Une application parmi les plus familières est l’allume-gaz. Dans un allume-gaz, la pression exercée produit une tension électrique qui se décharge brutalement sous forme d’étincelles : c'est une application de l’effet direct. 

De manière plus générale, l’effet direct peut être mis à profit dans la réalisation de capteurs (capteur de pression…) tandis que l’effet inverse permet de réaliser des actionneurs de précision (injecteurs à commande piézoélectrique en automobile, nanomanipulateur…).

La cohérence psycho-physiologique est associée avec la variabilité du rythme cardiaque, une synchronisation accrue entre le cœur et le cerveau, ainsi qu’un entrainement entre divers systèmes physiologiques. Quand une cohérence physiologique est associée à un état psychologique positif, on peut parler de cohérence psycho-physiologique. 

Des études ont été conduites au sein de populations diverses. Ils ont permis d’associer l’utilisation de techniques visant à accroitre la cohérence psychophysiologique avec des résultats favorables, tel qu’une réduction d’anxiété ou de dépression, une performance cognitive accrue, des réductions de symptômes de stress physiques, une réduction du taux de cortisol et une hausse de DHEA, entre autres.

Q

En physique, quantum (mot latin signifiant « combien » et dont le pluriel s'écrit « quanta ») représente la plus petite mesure indivisible, que ce soit celle de l'énergie, de la quantité de mouvement ou de la masse. Exemple : un photon est un quantum de lumière (ou toute autre forme de radiation d’électromagnétique).

La quantification est une des fondations de la physique plus développée de la mécanique quantique. La quantification d’énergie et son influence sur l’interaction entre énergie et matière (l’électrodynamique quantique) fait partie de la fondation nécessaire pour la compréhension et la description de la nature. 

R

La résonance est un phénomène selon lequel certains systèmes physiques (électriques, mécaniques...) sont sensibles à certaines fréquences. Un système résonant peut accumuler une énergie, si celle-ci est appliquée sous forme périodique, et proche d'une fréquence dite « fréquence de résonance ». Soumis à une telle excitation, le système va être le siège d'oscillations de plus en plus importantes, jusqu'à atteindre un régime d'équilibre qui dépend des éléments dissipatifs du système, ou bien jusqu'à une rupture d'un composant du système.

Les domaines où la résonance intervient sont innombrables : balançoire enfantine, mais aussi résonances acoustiques de la voix parlée ou chantée et des instruments de musique, la résonance des marées, la résonance orbitale en astronomie, la résonance de la membrane basilaire dans le phénomène d'audition, les résonances dans des circuits électroniques et, pour finir : tous les systèmes, montages, pièces mécaniques sont soumis au phénomène de résonance.

Exemple: fréquences de résonance Schumann

L'approche réductionniste considère tout système réel comme la résultante agrégative d'un ensemble de sous-systèmes ou d'éléments qui le composent, l'explication des propriétés d'un système physique ne pouvant s'effectuer qu'à partir de propriétés plus élémentaires.

Les propriétés holistiques d'un système qui ne peuvent être ainsi expliquées à partir des propriétés constitutives doivent être ou bien éliminées de l'explication, ou bien reliées aux propriétés constitutives par des règles de correspondance appelées aussi lois-ponts.

L'Oxford Companion to Philosophy suggère une division en trois parties: 

Le réductionnisme ontologique: une croyance selon laquelle l'ensemble de la réalité se compose d'un nombre minimal de parties

Réductionnisme méthodologique: la tentative scientifique de fournir une explication en termes d'entités toujours plus petites.

Réductionnisme théorique: la suggestion qu'une nouvelle théorie ne remplace pas ou n'absorbe pas une ancienne, mais la réduit à des termes plus fondamentaux. La réduction théorique elle-même est divisible en trois parties: traduction, dérivation et explication. 

Pour les sciences, l'application du réductionnisme méthodologique tente d'expliquer des systèmes entiers en termes de leurs parties individuelles, constitutives et de leurs interactions. Par exemple, la température d'un gaz est réduite à rien au-delà de l'énergie cinétique moyenne de ses molécules en mouvement. Thomas Nagel parle de `` réductionnisme psychophysique '' (la tentative de réduire les phénomènes psychologiques à la physique et à la chimie), tout comme les autres et de `` réductionnisme physico-chimique '' (la tentative de réduire à nouveau la biologie à la physique et à la chimie), encore comme les autres. Sous une forme très simplifiée et parfois contestée, un tel réductionnisme impliquerait qu'un système n'est rien d'autre que la somme de ses parties. Cependant, une vision plus nuancée est qu'un système est entièrement composé de ses parties, mais le système aura des caractéristiques qu'aucune des parties n'a (qui, en substance, est la base de l'émergence). "Le point des explications mécanistes est généralement de montrer comment les caractéristiques de niveau supérieur proviennent des pièces."

S

Super hautes fréquences, entre 3 GHz et 30 GHz Exemple : fours micro-ondes, point to point communication, LAN sans fil, communication par satellite, relais radio micro-ondes

Super basses fréquences, entre 30 et 300 Hz. Exemple : lignes électriques (50 or 60 Hz)

U

Ultra hautes fréquences, entre 300 and 1000 MHz Exemple: GSM, communications gouvernementales, radar courte portée

V

Très hautes fréquences, entre 30 et 300 MHz Exemple : communications militaires, premiers répondants, avions, radar longue portée

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